La musique intrumentale
au XVIe siècle.
 
 
 
Au XVIe siècle, les voix ne jouent plus un rôle exclusif, et la musique instrumentale acquiert vie et indépendance. Le répertoire s’enrichit peu à peu d’œuvres originales. Après l’orgue hydraulique, l’orgue pneumatique, l’orgue portatif et l’orgue positif, le grand orgue, d’abord instrument d’accompagnement, apparaît en soliste dans les cérémonies où il joue un rôle brillant. De nombreux artistes découvrent ses possibilités techniques, d’abord en Allemagne, puis en Italie ou le Ricercare prépare la forme de la fugue. Un nouveau système de notation appelé tablature, tenant compte des améliorations successives apportées à l’instrument s’instaure. Les premières tablatures d’orgue, allemandes, datent de la seconde moitié du XVe siècle. A côté de l’orgue utilisé également. au théâtre, le luth, sorte de guitare finalement à cinq cordes, d’origine égyptienne, puis introduit par les Arabes en Europe à travers l’Espagne, et dont la tablature ou écriture diffère selon chaque pays, connaît une grande vogue, particulièrement à la cour de François Ier, et séduit maints musiciens virtuoses. Dès la seconde moitié du XVIe siècle, violons et violes acquièrent une importance croissante et se perfectionnent notablement. Des luthiers italiens se spécialisent dans la fabrication des violons, tels Amati de Crémone, et plus tard son élève Stradivarius. .En Angleterre, l’épinette primitive – instrument à clavier, ancêtre du clavecin - prend le nom de virginal et attire les compositeurs, parmi lesquels WILLIAM BYRD (1542-1623), chantre et organiste de la Chapelle Royale, et ORLANDO GIBBONS ( 1565- l. 650), virginaliste de la cour, qui, comme les Espagnols, sont des maîtres de la variation.