Contrebasse
 
 
 
C'est le plus grand et le plus grave des instruments de musique à cordes de la famille du violon. Elle mesure environ 1,80 m et possède quatre cordes en acier mi 1, la 1, ré 2, sol 2. Certains modèles possèdent une cinquième corde accordée en ut 1 en dessous du mi. On rencontre des contrebasses à quatre cordes dotées d'un levier qui permet de descendre jusqu'à l'ut grave (quatrième corde). Elle est jouée avec un archet court et robuste. Sa partie s'écrit à l'octave plus haut du son réel.
La contrebasse a pour ancêtre médiéval la viole de gambe. Elle apparaît véritablement à partir du XVIIe siècle. Les contrebasses à trois cordes étaient courantes aux XVIIIe et XIXe siècles (souvent accordées en la 1, ré 2, sol 2) et elles survivent dans la musique populaire d'Europe de l'Est. Les premières contrebasses des XVIe et XVIIe siècles comportaient quatre ou cinq cordes (rarement six). Les contrebasses des orchestres modernes sont parfois dotées d'une cinquième corde accordée en ut, au-dessus de la corde du sol.
Jusqu'au XIXe siècle, les contrebassistes utilisaient des archets convexes, apparentés aux archets «droits», par opposition à la baguette concave, alors couramment utilisée pour le violon, la viole et le violoncelle. L'archet convexe a survécu ainsi que deux modèles concaves développés au XIXe siècle. La contrebasse est couramment jouée sans archet, à cordes pincées, dans le jazz et le rock and roll.
Originellement utilisée pour appuyer la basse continue, elle sort de son rôle de soutien harmonique avec Mozart, Boccherini et Beethoven et fait son entrée en musique de chambre. Elle est rarement soliste.
Parmi les virtuoses de la contrebasse, citons l'Italien Domenico Dragonetti, le chef d'orchestre américain d'origine russe Serge Koussevitzki et le contrebassiste de jazz américain Charlie Mingus.