Parallèlement à l’art dramatique se manifeste, dès
le début du XVIIe siècle, un renouveau de la musique instrumentale.
En Italie, le violon, porté à une perfection technique
définitive par de grandes familles de luthiers (Amati, Guarnerius,
Stradivarius), s’impose et suscite une florissante école, avec ARCANCELO
CORELU (1653-1713) qui fixe le type de la sonate et dont les œuvres exigent
une remarquable virtuosité, puis ANTONIO
VIVALDI (1678- 1743) également compositeur d’opéras.
Toutefois, l’Italie compte encore quelques organistes et clavecinistes
de valeur :
GIROLAMO FRESCOBALDI (1583- 1643)
organiste de Saint-Pierre de Rome, et un siècle plus tard DOMENICO
SCARLATTI (1685- 1757) qui dote le clavecin d’une variété
inépuisable d’œuvres élégantes et délicates.
Comme en Italie, le luth, instrument favori du XVIe siècle,
voit peu à peu sa vogue décroître en France, où
le clavecin d’abord assez rudimentaire, puis perfectionné vers l630,
prend la première place. Toute la dynastie des Couperin, organistes
de Saint-Gervais à Paris : LOUIS COUPERIN (l626-l66l), élève
de CHAMBONNIÈRES (l602-1672) que l’on peut tenir pour l’un des fondateurs
de l’école française de clavier, et surtout
FRANÇOIS COUPERIN, dit LE GRAND (l668-l733), virtuose renommé,
rehaussent l’éclat de notre école instrumentale, la plus
célèbre d’Europe à l’époque. Elle atteint son
apogée avec RAMEAU (1683- l764)
et ses trois livres de Pièces pour le Clavecin, véritables
modèles du genre.