La musique a Rome
 
 

Rome subit d’abord l’influence de la civilisation étrusque en plein épanouissement au VIIe siècle avant J.-C. Les peintures des nécropoles, particulièrement dans la région de Tarquinia, les vases, les coupes, montrent le rôle important confié à l’aulos double (tibia des Romains) dans les fêtes et cérémonies. Les Étrusques utilisent également la cithare, la lyre, la trompette droite, la trompette courbe, les crotales.

Après la révolte du Latium contre les Étrusques, la république est proclamée en 5 10 avant J.-C., et Rome impose sa domination. Mais elle n’ apporte qu’une faible contribution à l’évolution et à la pratique de l’art musical. Notons toutefois que les légions romaines emploient une sorte de trompe courbe de grandes dimensions, le buccin ; et que progressivement s’accomplit la séparation de la poésie et de la musique. Après Plaute (250- 184 avant J.-C.), les dramaturges confient aux compositeurs le soin d’écrire la partition de leurs pièces.

Peu à peu, les Romains prennent goût aux manifestations artistiques, aux pantomimes à grand spectacle, aux jeux de cirque en particulier. Les empereurs eux-mêmes donnent l’exemple : Néron n’hésite pas à affronter le public en qualité de chanteur et de citharède. A la période de décadence, la virtuosité se développe de façon excessive et prend le pas sur l’art véritable. Il faut attendre l’avènement de la religion chrétienne pour que de sensibles changements s’opèrent dans les conceptions musicales.