Nous ne possédons aucun fragment de musique notée,
aucun traité datant de l’ancienne civilisation égyptienne.
Mais les documents iconographiques, bas-reliefs, peintures murales dans
les temples et les tombeaux, vestiges d’instruments, inscriptions, papyrus,
permettent de fixer avec assez de certitude les habitudes artistiques,
et de supposer que ce peuple fut passionné de musique et de danse.
De la théorie nous ne savons rien. Le rythme se marquait sans
doute par le frappement des mains, et la danse se scandait à l’aide
des crotales, de la maïnit (même famille), du sistre, du tambourin,
du tambour de basque. Entre autres instruments en usage, les fresques retrouvées
lors de fouilles archéologiques représentent des flûtes
(flûte droite, flûte traversière,
flûte double), trompettes militaires, hydraules (orgue primitif),
harpes, luths,
cithares (importées de Syrie).
Les prêtres utilisaient le sistre - symbole plus qu’instrument -
et les clochettes dans les cérémonies culturelles.
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