Il semble bien que la civilisation chinoise soit une des plus anciennes du monde, et plusieurs années avant J.-C., selon Confucius, la musique orientale possédait ses règles, encore en honneur à l’époque actuelle. Inséparable de la poésie et de la danse, elle exprime pour les sages chinois, l’équilibre du ciel et de la terre, doctrine pythagoricienne de « I’harmonie des sphères », qui sera reprise au Moyen Age.
La théorie
La gamme chinoise primitive se limite à cinq notes qui se succèdent de quinte en quinte ascendante en partant de fa (fa-sol-la-do-ré). En rapprochant ces sons, on obtient une gamme pentatonique, c’est-à-dire formée de cinq sons (gamme défective), chaque degré donnant naissance à un mode.
Beaucoup plus tard, la gamme à sept degrés ou heptatonique, assez semblable à la nôtre, fait son apparition ; chaque degré peut constituer également le point de départ d’un mode. Et depuis trente siècles environ, les deux échelles coexistent en Chine.
Les instruments
D’une assez grande variété, ils s’emploient seuls, en orchestre, ou pour accompagner danse et chant.
lnstruments à vent
Les Chinois possèdent plusieurs sortes de flûtes
: la syrinx ou flûte de Pan à
douze tubes d’abord puis à seize, le cheng ou orgue à bouche,
la flûte traversière à
cinq, puis à huit trous, la flûte à deux tubes parallèles.
La trompette rehausse l’éclat
de certaines cérémonies.
lnstruments à cordes
Citons le kin, sorte de luth national,
le chen, cithare à vingt-cinq
ou vingt-sept cordes, la viole à
archet, probablement d’origine étrangère.
Instruments à percussion
Cloches en jeux de douze à seize, pierres sonores dans les temples
de Confucius, gongs et jeux de gongs (par
dix) utilisés au théâtre, donnent à la musique
chinoise un caractère étrange et bien personnel. Tambours
et castagnettes viennent accentuer le rythme.