L’histoire musicale de la fin du XIXe siècle voit un retour de
la suprématie française dans le drame lyrique (Gounod,
Bizet, Massenet),
et la musique instrumentale (Saint-Saëns,
César Franck). A l’orée du XXe siècle, Fauré,
Debussy et Ravel
assurent à notre pays la première place en Europe.
Renouveau de l’art dramatique
Contemporains et successeurs de Gounod
Grand admirateur de Wagner, ERNEST
REYER (1823-1909), critique au Journal des Débats contribue au relèvement
de l’art lyrique par la puissance de son tempérament (La Statue,
l861 ; Sigurd, 1884 ; Salammbô, 1890).
LÉO DELIBES (l836-l89l),
si français par la grâce et la légèreté
(Lakmé l883), prépare la renaissance du ballet.
Réaliste, influencé par Zola qui lui fournira presque
tous ses livrets, ALFRED BRUNEAU (l857-1934), choisit de préférence
ses sujets dans la vie quotidienne (Le Rêve, l891 ; L’Attaque du
Moulin, l893 ; Messidor, l 897).
GUSTAVE CHARPENTIER (1860-1956), connu par sa suite symphonique Impressions
d’Italie et par son « roman musical » Louise (1900), subit
également l’attrait de l’école réaliste. Son art sincère
et coloré cède parfois à une sentimentalité
un peu extérieure. Musicien né, wagnérien enthousiaste,
ANDRE MESSAGER (1853-l929), dirige l’orchestre de l’Opéra et de
1a Société des Concerts. Sa fraîcheur mélodique
et sa grande habileté d’écriture donnent à ses opéras-comiques
. La Basoche ( l890), Fortunio ( 1907), et à ses opérettes
: Véronique ( l 898), Passionnément (1927), Coup de Roulis
( l928), une tenue parfaite, exempte de toute banalité.
Renouveau symphonique
L’école franckiste
HENRY DUPARC